« La reine de la salsa », c’est
bien le titre que mérite Afia Mala. Cette
diva est née de l’union de deux familles
royales : de Vogan au Togo où est née
sa mère et de Dogbo au Bénin d’où
vient son père.
Sa mère, qui compose pour les femmes Habobo,
lui transmet sa passion pour la musique. Auprès
d'elle, elle apprend à ne pas mentir dans
ses chansons, à toujours dire ce que l’on
ressent.
Des conseils qui porteront leurs fruits puisque
Afia sort son premier album en 1979. En 1984,
elle reçoit le Prix Découverte RFI
pour sa chanson « Ten Hompte », (La
Terre Noire). S’enchaînent albums
et concerts aux rythmes du zouk, de la musique
traditionnelle africaine, en passant par la soul
et la salsa. Capable de chanter en sept langues,
l’artiste joue avec sa voix comme d’un
instrument.
Ses nombreux voyages au Bangladesh, au Ghana,
au Sénégal ou encore au Royaume-Uni
nourrissent sa musique. Cependant Afia n’a
de cesse de chanter l’amour de sa mère
et de son pays, le Togo.
Sa dernière aventure la mène au
pays des cigares et surtout de la salsa. Une façon
de rendre hommage à une autre partie de
son enfance, quand son père lui faisait
écouter l'Orquesta Aragon. Une fois à
La Havane, elle pousse les portes des mythiques
studios Egrem et découvre de ses propres
yeux le fameux Orquesta, la plus ancienne et prestigieuse
formation musicale cubaine, fondée en 1939,
et continuée de pères en fils.
De cette rencontre naît un album de montuno
, la salsa traditionnelle de Cuba, sur lequel
brille la voix d’Afia Mala. Les charmes
et surtout le sourire qui ne quitte jamais le
visage d’Afia, ne peuvent laissent indifférent.
Plus qu’une reine, l’artiste est devenue
l’ambassadrice de la salsa africaine.
AF