Rappeur, slameur, écrivain et cinéaste, Abd Al Malik a fait entrer la poésie de Brel et de Camus dans le hip-hop.
Parcours
Né à Paris de parents congolais sous le nom de Régis Fayette-Mikano, Abd Al Malik passe une partie de son enfance à Brazzaville, puis grandit au Neuhof, une cité de Strasbourg. En 1988, il fonde le groupe New African Poets (NAP) avec son frère Bilal.
Son premier album solo, « Le Face à face des cœurs », sort en 2004. « Gibraltar » (2006) le révèle au grand public, suivi de « Dante » (2008) et « Château Rouge » (2010), récompensés par plusieurs Victoires de la musique. Il publie aussi des livres, dont « Qu’Allah bénisse la France » (2004), qu’il adapte au cinéma en 2014.
Son univers
Pour « Gibraltar », ce rappeur converti au soufisme s’est imposé un défi : « déconstruire dans la forme la notion même de rap tout en restant hip-hop ». Rap, slam, chanson et jazz s’y mêlent. Ses textes lucides racontent le parcours d’un gamin des cités qui aurait pu mal tourner et s’adressent à « la grande famille de l’humanité » : droits humains, terrorisme, amour et espoir.
À écouter
- « Le Face à face des cœurs » (2004)
- « Gibraltar » (2006)
- « Dante » (2008)
- « Château Rouge » (2010)
- « Scarifications » (2015)
Texte : rédaction Altermusica