Claviériste, arrangeur et chef d’orchestre, Cheick Tidiane Seck est l’homme de l’ombre derrière de nombreux chefs-d’œuvre de la musique africaine.
Parcours
Né en 1953 à Ségou, au Mali, Cheick Tidiane Seck se destine d’abord à la peinture. Il rejoint pourtant le légendaire Rail Band de la gare de Bamako, puis devient dans les années 1970 l’un des piliers de la scène musicale ivoirienne. Il s’installe à Paris dans les années 1980, en pleine effervescence des musiques africaines.
Il a travaillé avec Fela Kuti, Salif Keita, Mory Kanté, Youssou N’Dour, Dee Dee Bridgewater ou Damon Albarn. Les mélomanes le connaissent pour « Sarala » (1995), enregistré avec le pianiste de jazz Hank Jones.
Son univers
Les Dogons l’ont surnommé Ino Ogo Dolo, « le fédérateur ». Sur « Sabaly » (2008), le « Black Bouddha » chante et joue guitare, piano et calebasse aux côtés de Manu Dibango, Toumani Diabaté, Oumou Sangaré ou Dee Dee Bridgewater. Il y dénonce l’absurdité des guerres fratricides et rend hommage aux traditions de son enfance : un Africain universel, fou de groove et de mélodies.
À écouter
- « Sarala », avec Hank Jones (1995)
- « MandinGroove » (2003)
- « Sabaly » (2008)
- « Guerrier » (2013)
- « Timbuktu – The Music of Randy Weston » (2018)
Texte : Ophélie Cohen, mis à jour par la rédaction