DJ, producteur et passeur infatigable, Dee Nasty est l’un des pères fondateurs du hip-hop français.
Parcours
De son vrai nom Daniel Bigeault, né en 1960, Dee Nasty découvre le hip-hop au début des années 1980 et s’en fait immédiatement l’ambassadeur. En 1984, il autoproduit « Paname City Rappin’ », considéré comme le tout premier album de rap enregistré en France.
Parmi les premiers DJ de Radio Nova, il fait découvrir le rap à toute une génération d’auditeurs. Dans la seconde moitié des années 1980, il anime les mythiques free jams du terrain vague de La Chapelle, à Paris, où se croisent danseurs, graffeurs et futurs rappeurs de la scène française.
Champion de France DMC de 1986 à 1988, puis champion d’Europe en 1990, il impose aussi la culture du scratch et du turntablism.
Son univers
Fidèle à l’esprit des block parties, Dee Nasty mixe funk, soul, jazz et rap avec une science du groove héritée des pionniers new-yorkais. Il a collaboré avec IAM (« Keep On Scratching »), les Rita Mitsouko, Manu le Malin ou Triptik, et reste une référence pour les DJ d’aujourd’hui.
À écouter
- « Paname City Rappin’ » (1984)
- « Scienz of Life » (1999)
- « Nastyness » (2001)
- « Underground Forever » (2004)
Site officiel : deenasty.com
Texte : rédaction Altermusica