Sicilien installé à Kingston, Alborosie est devenu l’un des grands noms du reggae roots, adoubé par la Jamaïque elle-même.
Parcours
Né en 1977 à Marsala, en Sicile, Alberto D’Ascola forme à 15 ans son premier groupe, Reggae National Tickets, sous le nom de Stena. Le groupe connaît le succès en Italie et se produit au Sunsplash et au Sumfest en Jamaïque, une première pour des Italiens.
Se sentant à l’étroit, il quitte son contrat avec une major et s’installe à Kingston au début des années 2000. Il y gère un studio, compose des riddims pour de nombreux artistes et enregistre Manu Chao lors de son passage en Jamaïque. En 2006, il renaît sous le nom d’Alborosie.
« Soul Pirate » (2008) le propulse en tête des classements en Jamaïque, au Royaume-Uni et aux États-Unis. « 2 Times Revolution » (2011) reçoit le MOBO Award du meilleur album reggae ; suivent notamment « Sound the System » (2013), « Unbreakable » (2018, avec les Wailers) et « For the Culture » (2021).
Son univers
Béret rasta, dreadlocks et lunettes à la Johnny Depp dans « Las Vegas Parano » : Alborosie a l’allure d’un curieux mutant italo-jamaïcain. Son credo : raviver le son roots des années 1970 et 1980, avec beaucoup d’instruments acoustiques (piano à queue, clarinette). Morgan Heritage, Michael Rose ou Ky-Mani Marley ont travaillé avec lui.
À écouter
- « Soul Pirate » (2008)
- « 2 Times Revolution » (2011)
- « Sound the System » (2013)
- « Unbreakable » (2018)
- « For the Culture » (2021)
Texte : rédaction Altermusica