Pionnier du reggae africain, Alpha Blondy chante depuis plus de quarante ans la paix, l’unité africaine et la dénonciation des injustices.
Parcours
De son vrai nom Seydou Koné, Alpha Blondy naît le 1er janvier 1953 à Dimbokro, en Côte d’Ivoire. En 1974, il part à New York étudier l’anglais à Hunter College et à l’université Columbia, avec l’idée de devenir professeur. Il y découvre le reggae de Burning Spear et Bob Marley.
De retour en Côte d’Ivoire, il sort son premier album, « Jah Glory » (1982), qui fait de lui une star. Suivent « Apartheid Is Nazism » (1985) et « Jérusalem » (1986), enregistré en partie en Jamaïque avec les Wailers. En 2005, il est nommé ambassadeur de la paix des Nations unies pour la Côte d’Ivoire.
Son univers
Alpha Blondy chante en dioula, en français, en anglais, en arabe ou en hébreu. Son reggae engagé dénonce la corruption, l’apartheid, les guerres et les divisions. En 2007, « Jah Victory », 19 titres incisifs aux influences surprenantes, célèbre l’accord de paix en Côte d’Ivoire.
À écouter
- « Jah Glory » (1982)
- « Apartheid Is Nazism » (1985)
- « Jérusalem » (1986)
- « Masada » (1992)
- « Jah Victory » (2007)
Le roi du reggae ivoirien nous parlait de « Jah Victory » au micro d’Altermusica : interview réalisée par Ophélie Cohen, mixée par Gabriel Fetu (production Altermusica, 2007).
Texte : rédaction Altermusica