Héritier d’une grande lignée de griots, Ba Cissoko a électrifié la kora pour l’emmener du côté du rock, du reggae et du hip-hop.
Parcours
Ba Cissoko aurait pu être footballeur : enfant, il préfère les terrains de foot à la musique. Mais difficile d’échapper à l’héritage griot quand toute la famille joue d’un instrument. C’est son oncle, le maître de la kora M’Bady Kouyaté, qui l’initie à la tradition mandingue. Au début des années 1980, il voyage de village en village jusqu’à Dakar pour se perfectionner.
De retour à Conakry, il fonde un groupe d’animation qui joue dans les mariages et les hôtels. En 1995, il s’installe à Marseille, découvre le jazz grâce au trompettiste Gilles Poizat et forme son groupe en 1999 avec ses jeunes cousins Sékou Kouyaté (kora) et Kourou Kouyaté (basse).
Suivent « Sabolan » (2003), « Electric Griot Land » (2006), avec Amadou & Mariam, puis « Séno » (2009), « Nimissa » (2012) et « Djeli » (2016). En 2007, il assure la première partie de Femi Kuti en tournée au Royaume-Uni.
Son univers
Sous l’influence de Sékou Kouyaté, Ba Cissoko ose ajouter une pédale wah-wah à la kora : le résultat évoque autant Jimi Hendrix que les griots mandingues. « Séno », dédié à sa grand-mère cultivatrice, mêle les sonorités lusophones de la Guinée-Bissau, d’où vient son père, à la vague hip-hop de Conakry.
À écouter
- « Sabolan » (2003)
- « Electric Griot Land » (2006)
- « Séno » (2009)
- « Nimissa » (2012)
- « Djeli » (2016)
Texte : Aline Fontaine, mis à jour par la rédaction