Ancien boxeur devenu chanteur, Marcel Salem fait du reggae une arme pour éveiller les consciences.
Parcours
Né au Sénégal, Marcel Salem quitte son village natal à 18 ans pour Dakar. Il y découvre la boxe, qu’il pratique en professionnel pendant dix ans.
Le déclic vient d’un disque de Bob Marley rapporté des États-Unis par l’un de ses frères : le reggae devient son moyen d’expression. Après un premier album autoproduit, dans lequel il rend hommage aux tirailleurs sénégalais, il sort « Africa Vigilance » (Socadisc), réalisé par Michel Lorentz, collaborateur d’Alpha Blondy et d’Ismaël Lô.
Son univers
Comme Fela Kuti, qu’il admire, Marcel Salem utilise la musique pour dénoncer : la prostitution, l’excision, le néocolonialisme. Son reggae, riche sur le plan instrumental et rythmique, prend toute sa dimension sur scène.
À écouter
- « Africa Vigilance » (Socadisc)
Texte : Ophélie Cohen